PLATON - TROISIEME PERIODE
PLATON - TROISIEME PERIODE Est-ce une nécessité que la condition du bien soit parfaite ou ne le soit pas ? - Elle est la plus parfaite de toutes, Socrate. Mais quoi, Protarque, le bien est-il suffisant par lui-même ? - Sans contredit, et c'est en cela que consiste sa différence d'avec tout le reste. Ce qu'il me paraît le plus indispensable d'affirmer de lui, c'est que tout ce qui le connaît le recherche, le désire, s'efforce d'y atteindre et de le posséder, se mettant peu en peine de toutes les autres choses, hormis celles qui peuvent conduire à sa possession. - On ne peut point ne pas convenir de tout ceci. Allons donc, examine le discours qui vient après celui-ci ! - Tu n'as qu'à dire. Par rapport à la nature des corps de tous les animaux, nous voyons le feu, l'eau, l'air et la terre entrer dans leur composition. Eh bien, forme-toi l'idée suivante au sujet de chacun des éléments dont nous sommes composés. -...