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PLATON - PREMIERE PERIODE

PLATON - PREMIERE PERIODE Athéniens, je vous aime et vous honore ; Mais je dois plutôt obéir aux dieux qu’à vous :  - Tant que je respirerai et que j’en serai capable, je ne cesserai jamais de me livrer à la philosophie, de faire des exhortations et des remontrances à tous ceux que je rencontrerai, et de leur tenir mon langage ordinaire : - « O mon ami ! Toi qui est d’Athènes, c’est-à-dire d’une ville si grande et si renommée pour sa sagesse et pour sa puissance, tu ne rougis pas de chercher à amasser le plus possible, de la gloire, des honneurs ; Mais la sagesse, la vérité, ton âme et les moyens de la perfectionner le plus possible, ne t’occupes, ne t’inquiète guère ! » Et je pense qu’il ne peut y avoir rien de plus avantageux à la République que mon zèle à remplir les ordres de Dieux. C’est pourquoi, mes juges, soyez pleins d’espérance dans la mort, et pensez seulement à cette vérité : - « Il n’y a pas de mal pour l’homme de bien, ni pendant sa vie, ni après sa ...

PLATON – PERIODE INTERMEDIAIRE

 PLATON – PERIODE INTERMEDIAIRE « Tous les hommes sont vertueux de la même manière, puisqu'ils le sont par la possession des mêmes choses. II est évident, par conséquent, que ceux-là ne désirent pas le mal, puisqu'ils ne le connaissent pas comme tel ; Mais qu'ils désirent ce qu'ils prennent pour un bien, et qui est réellement un mal. De sorte que ceux qui ignorent qu'une chose est mauvaise,et qui la croient bonne, désirent manifestement le bien. N'est-ce pas ? »  - II y a toute apparence pour ceux-là. Quant à Pindare et aux autres poètes, ils disent : - « Que l'âme humaine est immortelle ; Que tantôt, elle termine sa vie, ce qu'ils appellent mourir ; Tantôt, elle la recommence, mais qu'elle ne périt jamais ; Que, pour cette raison, il faut mener la vie la plus sainte qu'il est possible, parce que Prospérine rend au bout de neuf ans à la lumière du soleil l'âme de ceux qui lui ont satisfait par leurs anciennes actions. ...

PLATON - SECONDE PERIODE

 PLATON  - SECONDE PERIODE   Il voudra bien me suivre, reprit Socrate, lui et tout homme qui s’occupe dignement de philosophie ;                                           Et cependant il n’attentera pas à sa vie, car on dit que cela n’est permis. « Jupiter, le sait ! » dit-il.  Ce précepte est enseigné dans les mystères que nous sommes dans cette vie comme dans un poste et qu’il ne faut pas l’abandonner de notre seule autorité ; C’est que les dieux prennent soin de nous et nous leur appartenons. Très vrai, répondit Cébés.  Allons, reprit Socrate, je ferai en sorte que cette apologie ait plus de succès auprès de vous que l’autre n’en a eu auprès de mes juges. Assurément, mes chers amis, si je ne croyais trouver dans l’autre monde d’autr...