PLATON - PREMIERE PERIODE
PLATON - PREMIERE PERIODE Athéniens, je vous aime et vous honore ; Mais je dois plutôt obéir aux dieux qu’à vous : - Tant que je respirerai et que j’en serai capable, je ne cesserai jamais de me livrer à la philosophie, de faire des exhortations et des remontrances à tous ceux que je rencontrerai, et de leur tenir mon langage ordinaire : - « O mon ami ! Toi qui est d’Athènes, c’est-à-dire d’une ville si grande et si renommée pour sa sagesse et pour sa puissance, tu ne rougis pas de chercher à amasser le plus possible, de la gloire, des honneurs ; Mais la sagesse, la vérité, ton âme et les moyens de la perfectionner le plus possible, ne t’occupes, ne t’inquiète guère ! » Et je pense qu’il ne peut y avoir rien de plus avantageux à la République que mon zèle à remplir les ordres de Dieux. C’est pourquoi, mes juges, soyez pleins d’espérance dans la mort, et pensez seulement à cette vérité : - « Il n’y a pas de mal pour l’homme de bien, ni pendant sa vie, ni après sa ...